Recruteur : apprends à déconnecter sans culpabiliser

Avr 9, 2020

Recruteur, 365 jours par an.

 

Est-ce qu’on t’a déjà dit “tu devrais souffler, déconnecte un peu” ? Certainement 🙄! Et est-ce qu’intérieurement, tu t’es dit “je ne peux pas, mon job ne s’arrête jamais” ? Bienvenue au club 👋🏻!

Car oui, on est recruteur, 365 jours par an. Tu peux être amené à être en contact avec des candidats potentiels dans la vie de tous les jours, en soirée, au restaurant, au cinéma, quand tu vas faire tes courses. Bref, pas de réelle coupure, le bon timing ne prévient pas. Ça a un côté passionnant de pouvoir dénicher la perle rare au hasard, mais gare à la surchauffe ! Dans cet article, je te donne quelques tips pour apprendre à déconnecter (et pas simplement de ton PC) sans culpabiliser. 

🎈 Pourquoi c’est essentiel de te préserver ?

Avant d’aller plus loin, je voulais te rappeler pourquoi c’est important de te mettre en pause ⏸. Dans un quotidien où on te demande toujours + (+ de CV, + de préqualifications, + d’entretiens, + d’embauches …), vouloir enclencher le mode slow dénote un peu. Ralentir n’est pas dans la norme. Là où on attend de toi que tu aies la niaque, une énergie hors du commun, un tempérament de feu, déconnecter c’est tabou. Bouh, c’est mal ! Et bien, faux ❌. La liste n’est pas exhaustive, mais voici quelques raisons de lever le pied :

  • Reposer ton cerveau
  • Recharger tes batteries
  • Préserver ton couple / ta vie de famille / ton temps libre
  • Ne pas te dégouter du métier
  • Rester créatif
  • Te ressourcer
  • Etre dans l’instant présent

Nous vivons avec un sentiment d’urgence permanent. Cela t’empêche de discerner ce qui est vraiment important et urgent de ce qui ne l’est pas. Tu sais, c’est le fameux schéma qui explique ce qui est à faire, à déléguer, à planifier ou à mettre de côté.

Si tu ne distingues plus de limite entre l’essentiel et le superflu, tu risques de perdre du temps sur des tâches inutiles. Déconnecter, et te préserver, c’est aussi une façon de maintenir un état d’éveil professionnel où tu restes frais et dispo pour optimiser ta charge de travail.

📱 Bye bye les notifications

Rassure-toi, je suis comme toi, je reçois 456287 notifications par jour ! Entre LinkedIn, Instagram, Facebook, les mails, les sms… c’est l’overdose 😝! Quand j’entends le bip de mon téléphone, je ne peux pas m’empêcher de regarder 🙈. Parfois je me dis que c’est moi qui lui obéis et non l’inverse, ça fait un peu flipper … non ? Je crois que c’est la peur de passer à côté d’une information qui nous rend comme ça. Du coup, prenant conscience de mon addiction, j’ai essayé de limiter au maximum les notifications sur mon téléphone. J’ai conservé la partie appels et sms qui restent, pour moi, indispensables. Pour le reste (mails, réseaux sociaux …), je m’entraine à ne les consulter que quelques fois dans la journée, quand je le décide et pas sous l’impulsion d’une notification.

⛔️ Apprends à dire non

Savoir dire non, pas simple. Surtout si tu as un tempérament volontaire, que tu as envie de bien faire, voire de prouver des choses. Est-ce que tu peux gérer ce nouveau besoin ? Oui. Est-ce que tu peux me présenter 5 profils pour lundi ? Oui. Est-ce que tu peux appeler le candidat pour décaler l’entretien ? Oui. Sauf qu’en fait, non ! Etre en capacité de dire que tu ne peux pas, que tu n’as pas la bande passante, que ça n’est pas ta priorité, je sais, ça va te demander un effort considérable.

Le truc, c’est qu’il faut que tu penses à toi, et au delà de ça, que tu sois conscient que dire oui à tout, ça n’est pas gérable sur la durée. Souvent, pour faire plaisir, ou pour prouver que je suis quelqu’un de dévouée et fiable, j’ai accepté une surcharge de travail (et je ne te parle pas d’un simple petit rush à absorber). Ça s’est très vite ressenti sur :

  • Mon niveau de fatigue et donc de concentration : cerveau en surchauffe !
  • L’humeur : irritable, et stressée de ne pas pouvoir tout gérer.
  • Ma vie de famille : moins de disponibilité pour mes enfants et mon mari.

Finalement, si tu habitues les autres à être la personne toujours disponible pour gérer le surplus, tu risques de te mettre en danger. Et le jour où tu ne peux pas, les autres ne comprennent pas. Au passage, ça crée de la frustration et un sentiment de déception et de culpabilité. Tu perds sur tous les fronts 👎🏻.

💛 Fais toi confiance

La vie d’un recruteur peut parfois ressembler à des montagnes russes. Un candidat accepte une proposition d’embauche, et tu te sens invincible 💪🏻. A contrario, personne ne répond à ton message d’accroche, tu te sens nul 💩. Dans ce cas de figure, tu peux alors perdre confiance en toi, en tes capacités et c’est dans ces moments là que tu vas mettre les bouchées doubles pour prouver que tu es un bon recruteur. Le risque ? Exploser en vol 💣 !

Mon conseil ? Fais toi confiance. Repense à tout le chemin déjà parcouru et à toutes les choses que tu as accomplies et réussies jusqu’ici. Tu peux te remémorer ce candidat impossible à recruter, qui a pourtant signé pour toi. Ou encore, ce manager grognon à qui tu as apporté LA solution et qui s’est radouci depuis. Sans oublier, les candidats qui te remercient pour tes précieux conseils et feedback. Tu es légitime. Tu es un professionnel du recrutement. Et ça n’est pas parce que tu prends une pause bien méritée que tu manques à ton devoir. 

🌴 Déconnexion n’est pas synonyme d’inactivité

Prendre du temps pour toi est normal. Même si tu es recruteur et qu’être disponible sur des tranches horaires spécifiques est requis. Même si tu peux être en contact avec de potentiels candidats “hors cadre professionnel“. Prendre du temps pour toi est normal. Je parle en connaissance de cause puisque j’exerce ce métier depuis 10 ans. Les entretiens tard le soir, entre 18H et 20H, je connais 😅! Il faut que tu comprennes que faire une pause n’est pas synonyme de flemme, de manque d’implication ou de manque d’ambition.

➡️ Je me rappelle encore d’un manager, au tout début où je démarrais dans le recrutement, qui m’avait envoyé un sms à 22H pour m’annoncer qu’un candidat acceptait un contrat, et qui attendait de moi que je lui réponde dans la foulée pour lui donner des infos 😵. Le pire ? C’est que j’ai répondu, croyant que c’était normal, que ça prouverait mon implication. C’est un exemple parmi tant d’autres 🤐.

Si tu as du mal à faire une vraie coupure, mon conseil est d’essayer d’optimiser ton planning afin que tu aies une vision claire de ce que tu DOIS faire et de ce que tu PEUX faire. Cela t’évitera de culpabiliser parce que tel ou tel dossier n’a pas été traité. Tu as sans doute des contraintes, incompressibles, comme la fameuse réunion du lundi matin, que tu ne peux pas manquer ni reporter. Essaye de lister l’ensemble des plages horaires qui sont “bloquées” et sur lesquelles tu n’as aucun pouvoir 🙄. Vois ensuite ce qu’il te reste comme temps disponible pour réaliser tes missions récurrentes ✅. Enfin, garde toi des plages horaires pour les imprévus ⚠️.

Tu aimes ton métier et tu as du mal à décrocher ? J’espère que cet article t’auras convaincu des bienfaits de la déconnexion, sans culpabilité. Et toi, comment gères-tu ton quotidien de recruteur ?

Cet article t'as plu ?

Dis le avec des 💛

Note moyenne 5 / 5. Nombre de votes 13

Pas encore de note, sois le 1er !

.

2 Commentaires

  1. Hélène LY

    Ah que ça fait du bien de lire ça, surtout dans cette période où l’injonction est “reste connecté, soit productif, profite du confinement!”
    Oui déconnecter, c’est essentiel si on veut durer, surtout dans ce métier!
    Merci pour le partage

    Réponse
  2. Léna

    Tellement juste ! Merci pour ces bouffées d’air frais, qui doivent vous demander un travail colossal et qui font du bien !
    Oui, il faut savoir se préserver un peu et déconnecter. Ca ne signifie pas ne pas être “engagé.e”. Ca permet simplement d’être plus endurant.e et plus performant.e, en conservant cette passion qui nous anime.
    Merci 🙂

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest

Shares