3 choses qui pourrissent la vie des recruteurs en entreprise

Jan 14, 2021

✅ Cet article est fait pour toi si ➡️ tu es un(e) jeune recruteur(se) (ou même recruteur confirmé), confronté(e) à des situations difficiles, récurrentes, parfois inévitables. L’objectif ? En prendre conscience et surtout (oui surtout !) prendre du recul et te détacher de tout ça. Peut-être es-tu parfois tenté de prendre les choses trop à coeur, ou trop directement ? En lisant cet article, tu vas mettre de la distance et soulager ton cerveau 🧠. Enjoy !

Pour les plus pressés, le sommaire ⬇️

Etre recruteur, c’est avoir le pouvoir de changer la vie des gens. T’es d’accord avec ça ? Parce que, clairement, c’est ce qui m’a fait aimer ce métier. Cette idée qu’un recruteur peut avoir un impact positif sur les autres. En théorie, oui. En pratique, quand je vois certains propos anti-recruteurs, je me dis que tout ça est plus compliqué qu’il n’y parait. Sais-tu pourquoi ? Tout simplement parce que le métier de recruteur est encore, malheureusement, mal connu. Les gens associent les recruteurs aux « RH » ou ils s’imaginent qu’être recruteur c’est être « décideur ». Pire, certains croient que la seule action d’un recruteur est de lire un CV (en moins de 5 secondes 😅) ou de recevoir des dizaines de candidats en entretiens. Bon, tu le sais, sur Happy Recruteuse, pas de chichi, pas de bla-bla, donc je ne vais pas te dresser une liste exhaustive de tous les clichés toxiques autour du recrutement (trop long !). De l’autre côté, on le sait, certains recruteurs sont très professionnels, là où d’autres sont plus légers dans leur approche, là n’est pas le sujet. Aujourd’hui, je te parle de 3 choses, presque inoffensives en apparence, qui peuvent pourtant venir gâcher ton quotidien de recruteur en entreprise

1️⃣ Les demandes impossibles à satisfaire

La fameuse liste de courses, ça te parle ?

C’est la liste de critères que ton manager / opérationnel / technique / commercial (bref, celui qui recrute) adresse au recruteur, comme si elle était destinée au père Noël.

Avant même de démarrer une action de sourcing, le recruteur se retrouve en situation d’échec.

Pourquoi ?

Parce que le candidat mobile worldwide, avec des compétences hyper pointues, dispo asap, et qui accepte d’être payé au lance-pierre, ça n’existe pas !

Il se peut aussi que le manager, très pressé et peu disponible (pour toi surtout), se contente de te communiquer ce que j’appelle une demande “post-it” de 3 mots tels que : développeur (1), java (2), ASAP (3). Pour qui, pour quoi ? Comme dirait Miranda dans Le Diable s’habille en Prada : « allez ennuyer quelqu’un d’autre avec vos questions ». 

En 10 ans de métier, j’ai très rarement réussi à obtenir des briefing de postes complets et clairs. 

Pourtant, c’est la BASE. 

Breaking news ⚠️ : recevoir un cahier des charges de 80 pages à dépiauter pour essayer d’obtenir des informations ne remplacera jamais une session de briefing argumentée. Transmettre au recruteur le post-it du client, non plus ❌. Pour les jeunes recruteurs qui démarrent dans le métier, et qui n’ont que peu d’informations pour réaliser leurs recherches, cette « mise en échec » qui semble être la norme dans beaucoup d’E.S.N (mais pas que), peut être dévastatrice. Et après on se demande pourquoi de jeunes recruteurs se sont dit après 6 mois de stage ou 2 ans de métier :  j’arrête le recrutement ? 

Quelques conseils aux recruteurs qui galèrent à obtenir des informations claires sur un poste ⬇️ 

  • Poser un ultimatum au manager : pas d’informations, pas de sourcing (pas de palais, pas de palais ou pas de bras, pas de chocolat, ça marche aussi)
  • Demander le nom de collaborateurs exerçant le même poste : si le manager ne peut pas te renseigner sur le contexte ou les missions, contourne le problème et t’adressant directement aux personnes concernées 
  • Assister au briefing client : souvent, en ESN, les recruteurs ne voient jamais le client car c’est le rôle des commerciaux / managers. Si possible, essaye de demander à participer au rdv client pour entendre directement la demande, et poser des questions. Cela peut éviter de perdre des informations en route. 

2️⃣ Le manque d’outils OU la complexité des outils

Si tu évolues en ESN, il y a de grandes chances que ton meilleur outil soit ton tableur Excel 📊.

Triste blague, qui n’en est pourtant pas une.

La plupart du temps, les recruteurs se plaignent de ne pas avoir d’outils OU d’avoir des outils trop complexes (problème de riche). En somme, des usines à gaz énergivores qui ne leur donnent pas envie d’être utilisées. Là aussi, depuis 10 ans que je navigue en eaux troubles, je n’ai pas encore eu la chance de travailler avec un outil de gestion de candidature efficace. Par efficace j’entends fiable, simple d’utilisation, rapide et intuitif, voire collaboratif. A croire que les recruteurs ne sont jamais conviés aux réunions de développement des outils qui les concernent directement. Bref, passons 🤐… 

Comme toi, j’ai utilisé Excel en parallèle des outils de la société dans laquelle je travaillais. Vive la double saisie, sinon c’est pas drôle 😂 ! Pourquoi faire des doublons ? Parce que souvent, les groupes qui t’emploient, même s’ils sont bien conscients de la m**de que c’est d’utiliser leur ATS, t’obligent à le faire. Parce qu’ils payent un outil, donc s’ils payent, il faut l’amortir, et pour les reporting, ça peut aider aussi. Sauf qu’en réalité, les ATS sont si mal fichus que tu perds un temps fou à t’y retrouver pour chercher une information toute simple, du type : combien de candidats ai-je qualifié ces 15 derniers jours ? Là où jouer avec un filtre te prend 2 secondes dans Excel, lancer une requête dans ton ATS fait planter ton ordinateur (et ton cerveau 🧠!).

Aujourd’hui, je suis passée sur Trello. Toujours en parallèle des outils de ma société. OUI MAIS, Trello est validé par ma hiérarchie et nous l’utilisons en mode collaboratif dans l’équipe recrutement, donc ça simplifie pas mal de choses. Si tu es intéressée pour en savoir + sur Trello, je t’invite à consulter l’article que j’avais fait à ce sujet il y a quelques temps

Malheureusement, je n’ai pas vraiment de conseil à te donner pour que la partie outils soit moins cauchemardesques pour toi … Ceci étant dit, je te mets le lien de l’Ecole du Recrutement sur le sujet des ATS qui est vraiment très intéressant : juste ici.

3️⃣ Le mood corporate poussé à l’extrême

Etre fier de sa boite et en défendre les intérêts, c’est bien 💪🏻. 

Etre libre de communiquer de façon authentique pour apporter une réelle valeur ajoutée, c’est encore mieux 💛. 

Parfois, sous couvert de cette injonction qui veut que les salariés d’une entreprise soient « corporate », ils se retrouvent muselés et n’ont d’autre choix que de débiter un discours aseptisé. Je trouve ça déplorable. Surtout quand les salariés sont des recruteurs. Je rêve d’un monde où les entreprises (et pas que les ESN), arrêteront de prétendre être parfaites. Je rêve d’une communication moins lisse et d’un discours plus vrai. Les candidats ne sont pas naïfs, ils savent distinguer quand le recruteur / manager / directeur essayent de les manipuler. 

NO BULLSHIT 💩 !

Que veux-tu ? C’est le jeu de dire qu’on est leader, qu’on a les meilleurs clients, les meilleurs projets, les meilleures conditions de travail. Mais est-ce cela que les candidats attendent ? Je crois que chacun d’entre nous possède des leviers différents. Pour l’un, ça sera le salaire, pour l’autre, la flexibilité horaire et pour l’autre encore, l’ambiance de travail. Avant de demander aux recruteurs d’apprendre un discours par coeur (même s’il n’y croit pas), ne vaudrait-il pas mieux réellement s’intéresser aux potentiels candidats, à ce qui les fait vibrer ? Par manque de temps, et parce qu’il faut faire du volume, on ne le fait pas. C’est dommage. En même temps, est-ce le rôle du recruteur ? 

Le seul conseil que je pourrais te donner, à toi recruteur qui lis cet article, c’est de bien réfléchir avant de t’engager avec une entreprise aux valeurs et à la voix que tu portes. Choisis la structure qui te permettra de rester toi-même, tout en défendant les couleurs de ta boite 🙏🏻. 

En résumé de cet article qui répertoriait 3 choses qui pourrissent la vie des recruteurs en entreprise, tu dois retenir que le manque de brief, les outils mal calibrés et le mode corporate poussés à l’extrême sont des pièges dans lesquels tu ne dois pas tomber. Pour les contourner, je t’ai proposé quelques actions simples dont la synthèse pourrait être : apprends à te faire confiance et à t’écouter pour faire les bons choix 🙌🏻. 

Si cet article t’a plu ou s’il t’a fait réfléchir, n’hésite pas à laisser un commentaire 💛, et on se retrouve dans 15 jours pour de nouvelles aventures !

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1 Commentaire

  1. Hélène LY

    Ce que j’aime dans cet article c’est qu’il permet de relativiser.
    Souvent, quand on est recruteur, on a du mal à prendre du recul et on finit par croire qu’on est le seul à avoir des problèmes. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de penser que j’avais un problème et que j’étais une “mauvaise recruteuse”.
    Savoir que d’autres recruteurs (notamment en ESN) vivent les mêmes choses que toi, ça t’aide à faire la part des choses et à continuer à avancer 😉
    Merci à toi!

    Réponse

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